MON BUREAU DE DEMAIN® II - 2016

Réalisée par la Chaire Immobilier et Développement Durable de l’ESSEC, sous la direction du Professeur Ingrid Nappi, cette enquête révèle la manière dont les étudiants d’une grande école de commerce imaginent leur bureau de demain. L’enquête a été menée en ligne du 24 mai au 20 juin 2016 auprès de 414 étudiants des programmes Grande Ecole et Mastères spécialisés de l'ESSEC. Elle constitue une mise à jour et un approfondissement de notre précédente enquête Mon bureau de demain.

Quatre enseignements majeurs ressortent de cette enquête. 


• Le premier réside dans la fin programmée du bureau classique au profit de modèles plus innovants.
• Le deuxième concerne la relation ambiguë qu’entretiennent les répondants vis-à-vis des tiers-lieux.
• Le troisième est relatif à l’attractivité persistante de Paris intra-muros, loin devant les quartiers d’affaires classiques de la capitale, les régions et surtout l’étranger.
• Enfin, le quatrième concerne l’importance croissante du végétal pour la jeune génération. 


* La fin du bureau classique… Mais pas du bureau en général

> Le bureau classique a fait son temps : il n’a la préférence que de 13 % des répondants. A l’inverse, les bureaux qui ne ressemblent pas à des bureaux, mais lorgnent du côté du café voire de la maison, ont conquis 23 % des répondants. Le podium est complété par la bulle de travail dans un espace naturel (22 %) et par le bureau high-tech (17 %). Pour autant, l’extrême inverse du bureau classique, que l’on pourrait appeler « à la Google », est loin de remporter tous les suffrages. En effet, si 57 % se montrent élogieux à leur égard, 31 % émettent des réserves à son sujet. Les 12 % restants portent, eux, un regard franchement négatif sur ces espaces. 

> Mais l’open-space conserve une certaine attractivité : organisation spatiale souvent décriée, l’open-space ne fait pas l’objet d’un rejet massif de la part des étudiants, qui s’expriment en connaissance de cause puisque 74 % d’entre eux disent l’avoir expérimenté. De fait, si 36 % soulignent qu’il peut être source de déconcentration ou de surveillance de la part de l’employeur, ils sont beaucoup plus nombreux (64 %) à y voir un facteur positif à la fois pour l’ambiance et pour les synergies. 

> Une hiérarchie visible n’est pas toujours mal vécue : la tendance aux organisations horizontales de l’espace est souvent corrélée à l’aversion supposée des générations Y et Z pour la hiérarchie. L’enquête ne contredit pas cette idée reçue mais invite à la nuancer : si 64 % préfèrent que l’aménagement ne reflète pas l’organisation hiérarchique, 36 % souhaitent au contraire que cette dernière soit lisible dans l’espace


* Les tiers-lieux : un plébiscite à nuancer fortement

> L’impression d’un plébiscite : les tiers-lieux sont souvent considérés comme les espaces de travail de demain. De fait, 70 % des répondants s’imaginent travailler dans un tiers-lieu à leur sortie de l’école.  

> Mais à y regarder de près, le regard porté par les étudiants sur les tiers-lieux s’avère toutefois ambigu. En effet, seuls 29 % affirment souhaiter y travailler régulièrement, contre 51 % qui ne s’y voient qu’occasionnellement.  En outre, ils sont 64 % à penser qu’on y est moins efficace que dans un bureau classique. 


* Lieu du travail : la préférence parisienne

> Paris intramuros plébiscitée : s'agissant de leur localisation préférentielle pour travailler, pas moins de 60 % des étudiants affichent leur attirance pour la capitale.

> Après Paris, c’est l’étranger qui recueille le plus de suffrages (21 %). Toutefois, toutes les régions du monde n’attirent pas les étudiants : si 24 % mentionnent le Royaume-Uni et 22 % les Etats-Unis, aucun autre pays ne recueille plus de 10 % d’intéressés.


* L’importance croissante du végétal

> Des étudiants demandeurs de verdissement d’une manière très générale : l’enquête révèle que la présence du végétal au sens large est importante pour 83 % d’entre eux. Mais même une présence plus originale du végétal remporte la majorité des suffrages : 61 % accordent de l’importance à la présence de toitures et de façades végétalisées, et 60 % à la présence d’espaces verts individuels à entretenir par le salarié.