MON BUREAU DE DEMAIN® IV - 2020

Comment les futurs managers voient leurs espaces de travail à la sortie de l'école ?

Réalisée par la Chaire Workplace Management de l’ESSEC, cette enquête révèle la manière dont les étudiants d’une grande école de management imaginent leur bureau de demain, à la sortie de l’école. Elle met surtout en évidence, cette année, le fait que la crise sanitaire et l’essor du télétravail n’ont pas signé la fin du bureau car 81 % de nos répondants veulent continuer à aller au bureau. Pour quelle raison ? « La fonction sociale du bureau » comme l’explique Ingrid Nappi, professeur-chercheur à l’ESSEC et titulaire de la Chaire Workplace Management. L’enquête a été menée en ligne du 30 septembre au 16 octobre 2020 auprès de 430 étudiants des programmes Grande Ecole et Mastères spécialisés de l’ESSEC Business School. Ces étudiants justifient tous d’une expérience professionnelle en stage ou en apprentissage. L’échantillon comporte 54 % de femmes et 46 % d’hommes. 86 % sont de nationalité française, 14 % de nationalité étrangère. 22 % sont originaires de Paris intra-muros. Echantillon aléatoire, 95 % de niveau de confiance, 5 % de précision.


Cinq enseignements majeurs ressortent de cette enquête :
Le premier tient au fait que, du fait de la crise sanitaire et du confinement, les modes de travail virtuel ont le vent en poupe (notamment après que plusieurs grandes entreprises ont annoncé leurs intentions de réduire le nombre d’employés dans leurs bureaux physiques). On pourrait alors penser qu’aller au bureau soit une habitude devenue obsolète ! Or, il s’avère que cela n’est pas de l’avis des futurs managers car, en effet, la majorité absolue de nos répondants indiquent vouloir continuer à aller au bureau (81 %).
Le second enseignement réside dans le fait que la fonction essentielle du bureau post-confinement soit désignée comme le moyen de maintenir le lien social entre les employés, d’être l’endroit où les gens vont pour tisser des liens avec les collègues, travailler sereinement et participer à la vie de l’organisation.
La troisième information importante tient au fait que, en temps de crise sanitaire, les espaces de travail avec des postes de travail attribués sont plébiscités par la majorité absolue des futurs managers de notre enquête (87 %).
Le bureau fermé individuel reste en première position (38 %), suivi par le bureau fermé partagé (27 %) et l'open space (22 %).
Le quatrième fait important concerne la répartition idéale du temps de travail : elle serait à 59 % du temps au bureau (en entreprise), 30 % du temps à la maison et 11 % du temps dans des tiers lieux.
Enfin, le cinquième enseignement est que si Paris conserve sa place de leader des localisations attractives où travailler à la sortie de l’école (voir enquête Mon Bureau de demain III de 2018), elle perd tout de même en popularité. Et notamment au profit des métropoles régionales. D’ailleurs, seule la région (la province) parvient à gagner des points cette année : une conséquence du confinement et de l’essor du télétravail ?


Le bureau idéal : plutôt individuel et cloisonné
> Le bureau fermé individuel en tête de file
> Les espaces de travail : un critère décisif dans le choix de l’employeur

La fonction essentielle du bureau : le lien social
> 81% veulent aller au bureau
> Rencontrer, échanger, créer…

La répartition idéale du temps de travail… 59 % du temps en entreprise !

La situation géographique idéale du bureau de demain
> Paris reste en tête des localisations attractives mais…
> …L’intérêt pour les métropoles régionales augmente !