LES AXES DE RECHERCHE DE LA CHAIRE WORKPLACE MANAGEMENT


AXE 1 - La mesure de la performance d’un espace de travail

Le constat
L’optimisation de la performance de l’espace de travail est au cœur de la stratégie des directions immobilières. Cependant, il n’existe aujourd'hui pas de consensus sur la définition ni sur la meilleure façon de mesurer la performance d’un espace de travail.

L’étude de la littérature ne permet pas de définir le concept de performance d’un espace de travail au regard des multiples définitions proposées. Certains auteurs utilisent de manière interchangeable sur les termes "performance" et "productivité".

Cependant, ils s’accordent sur le fait que la performance est un concept multidimensionnel qui s’analyse selon différentes approches : la performance physique (lumière, température, etc.), la performance fonctionnelle (les bénéfices pour les occupants du bâtiment, le lay-out, l’ergonomie, la sécurité, etc.) et la performance financière (coût, contribution pour la rentabilité/efficience de l’organisation, etc.). Par ailleurs, il semble que la performance de l’espace de travail soit impactée par les composantes physiques du bâtiment ainsi que son architecture.

La performance s’attache donc à différentes dimensions (les personnes, les équipements, les procès, les espaces, la commodité, le confort, les systèmes de support, les coûts, etc.) qui s’analysent selon des approches différentes : c’est une véritable matrice, d’où la difficulté à la définir et à la mesurer.

La problématique
Définir le concept de performance d’un espace de travail, préciser ses dimensions et les mesurer.

Par conséquent, préciser le concept de performance d’un espace de travail et aussi le mesurer porte un intérêt à la fois académique et managérial. Dans ce cadre, créer, développer et tester une échelle de mesure de la performance d’un espace de travail répond à ces intérêts.

AXE 2 - Les nouveaux modes de travail (flex-office et coworking)

Le constat
Les entreprises font de plus en plus face à une concurrence accrue sur leurs marchés - ce qui les poussent à être plus innovantes – et à une concurrence accrue pour le recrutement des jeunes talents – ce qui les poussent, entre autres, à créer des espaces de travail attractifs. La pression des coûts immobiliers et le constat qu’une partie importante des postes de travail n’est pas occupée durant une grosse partie de la journée ont favorisé l’apparition du flex-office ou "espace de travail dynamique" au sein des entreprises.

De plus, des grands groupes délocalisent certaines branches de leur organisation vers des entreprises et espaces de co-working.

Le recours au flex-office ou au co-working précédé d’une revue des méthodes de travail au sein des équipes est aujourd’hui vu comme une solution pour réduire les coûts, renforcer leur attractivité auprès des jeunes talents et favoriser la créativité et l’innovation au sein des équipes.



Les problématiques
Le flex-office
Le flex-office se base sur le desk sharing. Le collaborateur ne dispose pas de bureau dédié : lorsqu’il arrive le matin, il récupère ses affaires (ordinateur portable, souris…) dans un casier personnel et s’installe à un bureau libre.
Le flex-office, ou l’espace de travail dynamique, se
développe comme une réponse à la contrainte de coûts immobiliers alors que le constat de la sous-occupation des espaces de travail plus traditionnels, c’est-à-dire attribués, est largement partagé.
La question des coûts d’investissement pour créer un espace de flex-office doit prendre en compte la nature du projet : déménagement ou transformation d’espaces occupés. Cet investissement peut apparaître moindre en cas de déménagement car il est alors intégré dans le coût d’aménagement.

Plusieurs questions se posent, et parmi elles :
• Quels sont les bénéfices pour l’entreprise à long terme ?
Le flex-office permet-il d’améliorer à court, moyen et long terme la satisfaction et l’engagement des employés envers les objectifs de l’organisation ?
• Le flex-office permet-il d’améliorer la coopération entre les employés et la créativité générale de l’organisation ?

Le coworking
À l’origine, les espaces de coworking ont été conçus pour être des espaces flexibles et collaboratifs pour des travailleurs indépendants, en majorité des « knowledge professionals ». 

Aujourd’hui, ils se professionnalisent et réorientent leur modèle
économique vers la location d’espaces fermés. Ainsi, des entreprises de co-working proposent majoritairement des espaces fermés au détriment des espaces typiques de coworking. Côté utilisateurs, de grands groupes délocalisent certaines branches de leur organisation vers ces
entreprises de coworking. Au-delà de la réduction des coûts immobiliers, les grands groupes espèrent favoriser l’innovation et attirer les jeunes talents de moins en moins attirés par des environnements de travail traditionnels.

Aujourd’hui, le coworking semble plutôt un produit d’appel, moins cher et plus accessible aux startups et aux freelances qui n’ont pas les moyens de s’installer dans un vrai bureau, ne serait-ce qu’au regard de la durée des baux classiques 3-6-9.
Pour les opérateurs de coworking, ces espaces sont moins rentables que les espaces fermés.

Le coworking pose les questions suivantes :
• Qu’est-ce que le coworking ? De vrais espaces d’innovation, un phénomène de mode ou une réponse au besoin de flexibilité de certaines entreprises ?
• Quelle incidence le recours au coworking a-t-il sur la productivité, la coopération, la créativité, l’innovation ?
• Quel est le niveau de stress et de bien-être des employés qui travaillent dans ce type d’espace ?